Le cours de carto…

2 05 2008

Comme je vois que le premier billet sur le cours d’astro est assez populaire, j’en profite pour un peu faire découvrir les autres cours que j’ai a l’ULg en section des sciences géographiques. Ainsi, je pense que vous aurez une belle vue de la géographie pratiquée à l’université en Belgique et plus particulièrement à Liège.

Après Astro, je pense qu’il est opportun de parler du cour de cartographie (logique, pour un géographe!). On n’a pas toujours de bonnes idées de ce que s’est vraiment la cartographie. Pour mes amis ou ma famille, le cours de carto c’est d’abord et avant tout de lire une carte et de faire une carte. En bref, c’est un cours facile…pour eux! Car en réalité, la cartographie est beaucoup plus dur.

On ne s’imagine pas du boulot qu’un cartographe doit accomplir pour faire une carte topographique ou thématique. Première chose primordiale à signaler, la cartographie s’est avant tout des mathématiques. En effet, je vous rappel qu’il faut travailler avec des remises à l’échelle, des rotations, des translations,… La Terre est bien sur ronde pour tout un chacun mais pour un géographe s’est un peu trop simplifié. En faite, elle ressemble à une grosse patate qu’on appelle géoïde. Le prof de quaternaire avait d’ailleurs expliqué assez bien ce concept. C’est un peu comme si on se baladait à la surface de la Terre et qu’on ne voulait pas avoir de changement de force de gravité. Si on faisait cela, on ne formerait pas un beau cercle mais plutôt une”patate”.

Le géoide

Le géoïde - crédit: ngi.be

De là, il faut savoir représenter une patate en formule mathématique: l’ellipsoïde. Je rentre pas dans les détails techniques qu’on a vu au cours mais c’est grâce à l’ellipsoide (et plus particulièrement au datum géodésique) qu’on forme les cartes géographiques. Il existe bien sur plusieurs ellipsoïdes (international 1924 par exemple, référence du Belgium Datum 72 ou de l’Européen Datum 50). Jusqu’ici, on a réussi à passer de notre terre à notre carte. Mais bon, faut encore la construire, généraliser (avec quelques algorithmes) certaines détails ou encore en symboliser d’autres. Pour faire simple, ce sont les chapitres importants du cours avec  le mode vectoriel et le mode image.

Toute la fin du cours est consacrée à la représentation de différents détails suivant leurs modes d’implantation et comment représenter plusieurs variables sur une carte. C’est très instructif et on remarque d’ailleurs que la plus part des cartes thématiques présentes dans les atlas sont pas très justes.

Personnellement, je n’aime pas trop le cours. C’est très technique et très spécifique. Mais ceux qui aiment les maths et la géographie seront ravis.





Le cours d’astrophysique…

18 04 2008

Je n’ai pas encore eu l’occasion de parler de ce cours d’astrophysique mais il est sans doute l’un des cours les plus intéressants cette année avec changements globaux.

Le programme du cours était déjà très alléchant: Systèmes de coordonnées (logique pour une formation de science géographique), les différents temps, les étoiles, les galaxies, le Big-Bang,… C’est vrai, le début du cours était plutôt astronomique et pas vraiment astrophysique. Il fallait assez bien se concentrer pour comprendre les différents systèmes de coordonnées. La plus part sont d’ailleurs fort semblables. La référence en longitude ou latitude change d’un repère à un autre par exemple. Mais dans l’ensemble, c’est un jeu avec la sphère céleste…Les différents temps, no comment. J’ai pas encore tout bien compris donc j’en parle pas.

Par contre, la dernière partie d’astrophysique “pur” est un vrai régal! Comprendre la formation d’une étoile et son évolution était très intéressant. Surtout grâce au superbe image de Hubble. J’en ai d’ailleurs mis une comme fond d’écran (comme ça, vous saurez tout)…Mais je compte bien changer assez souvent tellement elles sont belles ces images. Malheureusement, ce cour en dura pas très longtemps. Juste le temps de montrer comment on déterminait l’âge, la luminescence et la période des différents types d’étoiles.

La suite s’annonçait de tout façon très bien. Après avoir vu les étoiles, on se devait de voir les galaxies et leurs caractéristiques. Par exemple, je croyais qu’il n’y avait qu’un seul type de galaxie en spirale. On a tous en tête cette image de la Voie Lactée en forme de “cyclone”. Je fus fort surpris d’apprendre qu’il y avait quelques autres types de forme spiralé mais aussi elliptique et bien sur les inclassables.

Et pour finir ce cours, la théorie du Big-Bang et du Big-Crunch. On finissait en beauté… J’étais scotché par les explications de la prof sur l’expansion de l’Univers. Pas spécialement par l’idée de la théorie mais plutôt par l’ingéniosité d’Hubble et cie de pouvoir prouver la vitesse et le mouvement des galaxies. Notre esprit est habitué à raisonner en 3D. Or, pour comprendre le mouvement des galaxies, il faut s’imaginer une 4eme dimension qu’est le temps. Elle est indissociable des autres variables. C’est comme si sur un ballon on dessinait l’ensemble des galaxies et qu’ensuite on soufflait dans le ballon. Les galaxies s’éloigneraient les une des autres comme prévu par la théorie de l’expansion de l’Univers. Il peut arriver que des galaxies se rapprochent (c’est très rare)…Mais cela est du à l’attraction gravitationnelle des galaxies.

Je m’étais toujours posé la question de savoir d’où venait la matière. Et j’ai enfin eu une réponse…Même si je l’avoue, une réponse amène tellement d’autres questions. Je sens que vous avez envie de savoir comment s’est formée la matière. Pour faire très très simple, cela viendrait du photon qui à très haute température se décomposerait en matière et antimatière. Mais lorsque la matière et l’antimatière sont en contact l’un de l’autre, il s’annihile. Donc logiquement, il ne devrait rien y avoir. Mais il se fait qu’il y a une très faible différence d’énergie entre ces deux composants et qu’au final l’antimatière se “transforme” en matière. Bien sur, cette réaction de transformation ne se réalise qu’avec une probabilité très faible.

Pour la fin de son cour, notre prof nous a parlé des différentes observations des satellites COBE, WMAP et du futur PLANCK sur la composition de l’Univers et cie (il y a tellement de débouchés pour ses résultats!).

Rien à redire sur ce cour… Enfin si une chose, qu’il ait été trop court! Je vous le conseil à tous…