Influence de la pollution (aérosol) sur les températures en Europe Centrale

15 07 2009

Plusieurs scientifiques étudient les différences entre les impacts des aérosols et les impacts des GES sur les températures de surface d’une région. La présence ou non des fines particules d’aérosols masquerait-elle l’effet de réchauffement dû aux GES? Une étude récente par Rolf Philipona et al (2009) de Météo Suisse sur ce sujet vient
d’être publiée.

Dans celle-ci, les auteurs ont essayé de démontrer le rôle qu’ont eu le déclin des aérosols et l’augmentation des GES sur la rapide augmentation de température depuis 1980. En effet, selon les observations disponibles, on a pu remarquer une légère diminution des températures de 1950 à 1970 et une forte augmentation de température de 1980 à maintenant. Les radiations solaires ont suivi la même tendance durant ces périodes avec une diminution dans les années 50-70 et puis une augmentation. De plus, en Europe Continentale, les rejets d’aérosols ont fortement augmenté après la seconde guerre mondiale pour ensuite diminuer fortement (60%) suite à la prise de conscience sur les dangers des aérosols sur la santé. Le protocole d’étude de Philipona et al (2009) a été d’analyser les radiations dues aux GES et dues aux aérosols. Les auteurs ont ensuite mis cela en relation avec les observations de température et d’humidité effectuées par les stations météorologiques suisses et allemandes.

Ils ont donc déterminé le bilan global des radiations en isolant les radiations dues aux aérosols aux courtes longueurs d’onde, les radiations dues aux GES aux grandes longueurs d’onde. Ils n’ont pas négligé les rétroactions dues aux nuages et à la vapeur d’eau sur la période de temps allant de 1980 jusque 2005. Ils ont ainsi pu déterminer une tendance du forçage des aérosols (effet direct et indirect) de l’ordre de +0,76 [+0,03 à +1,5] W m-2 dec-1 pour la Suisse et +1,25 [+0,17 à +2,32] W m-² dec-1 pour les stations allemandes.

Leurs conclusions sont prudentes : « l’augmentation de la pollution de l’air de 1950 à 1980 et la subséquente diminution drastique de ces émissions en Europe et dans les pays industrialisés expliquent en toute probabilité les observations sur l’évolution des températures en Europe Continentale (45°-55°N ; 5°- 15°E). La légère diminution de
température de 1950 à 1980 est en ligne avec l’augmentation des aérosols et de l’affaiblissement solaire qui ont compensé le réchauffement dû aux GES anthropiques […]». Ils concluent que dans le futur, l’évolution des températures devrait dépendre seulement des GES car les aérosols ont maintenant atteint un
niveau stable et bas en Europe.


Source : Philipona et al (2009)

Le constat de l’évolution des rejets des aérosols, c’est-à-dire l’augmentation durant la période 1950 à 1980 puis la diminution, avait déjà été établi. Tout comme le constat de la légère diminution (certains scientifiques parlent plutôt de stabilisation) de la température durant la période de 1950 à 1980 suivi de l’augmentation des températures, avait aussi été acté. Le lien entre eux était supposé (Ramanathan et al, 2001). Philipona et al (2009) semblent confirmer ce lien possible entre les aérosols et l’évolution des températures. Shindell et al (2009) suggèrent aussi que les aérosols ont joué un rôle dans l’évolution des températures durant le vingtième siècle. Cela demande sans aucun doute confirmation par d’autres études.

L’article à lire : Philipona R., Behrens K. & Ruckstuhl C., 2009: How declining aerosols and rising greenhouse gases forced rapid warming in Europe since the 1980s, Geophysical research Letters, 36 (2).





Le réchauffement climatique, une escrocrie!

19 06 2009

C’est bien la conclusion d’un documentaire diffusé sur la chaine “planète”. Selon eux, le CO2 n’a pas influencé ce réchauffement et qu’il serait dù seulement à l’humeur du soleil… avec interview scientifique à l’appui!

Par curiosité, j’ai bien regardé jusqu’au bout.. Je partage certains de leurs points de vue sur le GIEC. En effet, je pense que le GIEC est un organe trop politique et pas assez scientifique. Les politiques ont toujours le dernier mot au final. Bien entendu, je ne nie pas que le GIEc a permis de sensibiliser les citoyens à l’environnement. C’est une de ces principales qualité. Pour plus d’infos, voir l’un de mes précédents billet sur le GIEC.

Revenons en au documentaire… Celui -ci défend la théorie du plein pouvoir du soleil sur le climat. Ils n’ont sans doute pas tord mais cela n’est sans doute pas le seul facteur influencant le climat.

Voici la vidéo:





Quand le réchauffement du climat menace les frontières…

18 06 2009

On entend beaucoup de conséquences du réchauffement planataire. Ici, je souhaite vous parler d’une conséquence “innattendue”… En effet, la frontière entre la Suisse et l’Italie devrait être repensée car elle prenait en compte la limite du glacier du Cervin!

Les glaciers fondent partout dans le monde (je ne vous apprends rien je crois). Mais ici, la conséquence de cette fonte sera de modifier la frontière.  Il faudra la redessiner!Je vous l’accord, ce n’est rien de grave pour deux pays occidentaux mais que se serait-il passé sir ces deux pays étaienten guerre???





Home, le film-documentaire de Yann Arthus Bertrand

5 06 2009

L’auteur n’est plus à présenter.. Il se lance maintenant dans le cinéma-documentaire!

Voici le lien youtube: http://www.youtube.com/homeprojectFR !  Je vous conseille de regarder FRANCE 2 ce soir..Le documentaire y sera présenté et puis un débat sera organisé avec comme chef d’orchestre Yves Clavi ( ” C dans l’air”).

A ne pas rater! C’est avec ce genre de chose qu’on conscientise le grand public au danger du réchauffement du climat!





Qu’est-ce que le GIEC?

4 06 2009

Le GIEC (en anglais IPCC) est le grouppement intergouvernemental sur l’évolution du climat (en anglais: Intergovernmental Panel on Climate Change)

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue. (Source: http://www.ipcc.ch)

Le GIEC publie environ tous les 4 ans, un rapport (plutot 3) sur l’état de l’art concernant le réchauffant du climat. Je parlais plutot de 3 rapports car le travail est divisé en 3:

* Le work groupe 1 (le groupe de travail 1) est chargé de faire un état de l’art scientifique sur les connaissances nouvelles par rapport aux changements climatiques

* Le work groupe 2 est chargé de s’occuper des questions concernant la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels.

* Le work groupe 3 est chargé de réfléchir aux solutions envisageables pour diminuer les émissions des gaz à effet de serre.

Cette organisation est gérée par l’ONU et son président est Rajendra Pachauri. J’ai eu l’occasion d’assister à une de ces conférences qu’il à donnée à l’ULg et je peux vous assurer qu’il est le président idéal pour le GIEC. J’en reparlerai dans un des prochains posts.

La particularité de cette organisation est qu’elle est à la fois gérée par des scientifiques, et aussi par des politiciens. Chaque rapport est d’abord écrit par les climatologues pour ensuite être relu et approuvé par les politiciens (avec pour conséquence l’attéunation de certains phénomènes). C’est un des principaux arguments des anti-GIEC… Le rapport n’aurait rien de scientifique vu qu’il est “corrigé” (peut-on parler de censure?) par les politiciens.

Malgré tout, mon avis personnel sur la question est que le GIEC, malgré tous ces défauts, met en lumière la problématique des changements climatiques.Le GIEC replace l’environnement et le climat dans les sociétés pour conscientiser les citoyens qu’il faut faire quelques chose.





Crash de l’avion AF447 -> Role de l’éclaire

2 06 2009

Je trouve intéressant de parler un peu de ce possible crash (on vient de retrouver des débris)… En effet, cela serait sans doute du à une combinaison d’évènements dont une attire mon attention: l’impact de la foudre sur l’avion!

Quel impact la foudre a-t-elle sur un avion? A vrai dire, pas grand chose…Les seuls dégâts important pourraient être au niveau des sytèmes électriques de l’avion. L’ensemble du “chassis” de l’avion ne subirait aucun dégâts important. L’avion joue en faite le role de vecteur de la foudre (comme la cage de Faraday). Celle-ci passe sur l’avion pour resortir de l’autre coté.

La formation de la foudre est un phénomène assez bien compris par les météorologues. C’est “simplement” du à une différence de potentiel (l’un chargé positivement et l’autre chargé négativement) entre le dessus du nuage et le dessous du nuage. Pour rééquilibrer cette différence, il y a formation d’un éclaire du sommet du nuage vers le bas du nuage. De même, cette différence de potentiel peut aussi être présente entre la surface terrestre et le bas du nuage. Dans ce cas, la foudre va monter, passant de la surface au bas du nuage.

Voici enfin quelques vidéos d’éclair sur les avions. On y observe très nettement le rôle de vecteur de l’avion (l’éclaire rentre pas le devant d el’avion et ressort par l’arrière):





300 000 morts par an à cause du réchauffement du climat!

31 05 2009

Je n’aime pas trop les rapports “non-scientifiques” car ils sont sujets à beaucoup d’erreurs dépendant des variables utilisées mais je vous fait par quand même de la conclusion d’un rapport publié par le forum humanitaire mondiale chiffre les dégats du réchauffement du climat.

Selon eux, plus de 300 000 morts par an sont dus au réchauffement du climat et ce fameux réchauffement coutrerait plus de 90 milliards d’euro chaque année…

Pour plus d’info, je vous renvoit à l’adresse du site web du journal le soir: http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/le-rechauffement-climatique-2009-05-29-709384.shtml





Les CFC ne seraient pas si dangereux!?

15 06 2008

D’après une étude parue dans le magazine science, la diminution des CFC dans l’atmosphère aurait comme conséquence connue de diminuer le trou de la couche d’ozone mais aussi (et ça, c’est une première) un impact négatif sur l’Antarctique.

D’après cette étude réalisée avec un modèle informatique prenant en compte la chimie de l’atmosphère, L’augmentation de la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique aurait comme conséquence de modifier les vents particuliers de ce continent et donc de laisser rentrer plus de masses d’aire chaude sur le continent blanc.

J’ai simplifié l’information mais cela laisse songeur. La seule décision internationale (Protocole de Montréal) symbolisant l’unité pour l’environnement aurait-elle un impact négatif? A méditer sans doute…Mais cela prouve encore une fois que nous ne savons pas grand chose du climat.





Le méthane aurait réchauffé le climat durant la dernière époque glaciaire

27 04 2008

Une équipe du laboratoire de géologie et de géophysique de l’environnement est arrivée à la conclusion que le climat avait été réchauffé par le méthane durant la dernière époque glaciaire (environ -18.000ans).

Pour obtenir pareil résultat, les scientifiques ont analysé le contenu isotopique des carottes de glace ramenées de l’Antarctique et de l’Arctique. Et plus particuliérement les isotopoes 12 et 13 du carbone ainsi que que le rapport deutérieum (isotope de l’hydrogène)/hydrogène. Il existe plusieurs causes possible de ce rejet massif de méthane. La plus médiatisé est sans doute les feux de forêt mais n’auraient joué que pour 6 millions de tonnes/an pour la période étudiée. Une des autres causes serait la fonte du pergélisol/permafrost (terre continuellement englacée sous plusieurs mètre d’épaisseur). L’équipe de chercheur a déterminé que les gaz viendraient des marécages tropicaux. Ils auraient rejeté plus de 55 millions de tonne/an.

Il est intéressant à noter que le méthane, à quantité égale avec le dioxyde de carbone, est 25 fois plus actif dans l’atmosphère pour provoquer l’effet de serre bien connu. Je n’ai pas encore vérifier cette information mais d’après certaines sources, le GIEC (groupe intergouvernementale sur l’évolution du climat) ne prendrait pas en compte dans ses modèles le méthane. Ce qui, au vue de cette nouvelle découverte, revient à ignorer un gaz à effet de serre très puissant mais cependant présent en quantité moindre dans l’atmosphère.





Un purificateur d’air

23 04 2008

Cela devait être inventé, et cela a été fait. je ne sais pas la fiabilité de ce système mais en tout cas, d’après ses inventeurs, c’est très prometteurs. Le prototype s’appelle le PAU-20 et fonctionne pour l’instant au Pérou et plus précisément à Lima. Il permet de filtrer environ 200.000m3 d’air/jour. Et si cela vous intéresse, il coute 100.000 dollars.

Au niveau des mensurations, il n’est pas immense mais il fait tout de même 5m de haut. Il traite les particules fines, les oxydes de souffre et les oxydes d’azote. Le petit bémol, il ne se fait pas sans déchets. Il rejette de la boue qui peut être toxique et utilise plus de 60l (!) d’eau/jour pour son fonctionnement! Il remplacerait bénéfiquement plus de 1.200 arbres. Il consomme aussi malheureusement 2,8kilowats/heure mais une version avec énergie solaire serait prévue…